La Saint-Valentin
Premier jour. Il y a beaucoup de premiers jours, mais un seuls, peu réellement changer votre vie : le premier jour dans une école secondaire. J'étais en deuxième année, je n'avais jamais été dans une école publique, ma mère m'avait toujours enseigné à la maison, disant que c'était plus sain. Cette année, j'avais envie de changement, de nouveau, d'amis, et ce même si j'aimais beaucoup Maman et Papa. Je m'étais inscrite dans un programme spécial, où l'Art plastique régnait en Roi. Quoi de mieux pour moi qui adorait l'Art avec un grand A. Maman m'avait acheté de beaux vêtements pour la rentrer, j'avais une nouvelle coupe de cheveux et je m'étais mis du Eye-liner. Ce jour là j'avais opté pour une petite jupe brune, des bas longs bleues mers des caraïbes et un petit chandail vert pomme. J'étais jolie et fin prête à affronter ce nouveau monde. Maman alla me porter a l'école, de l'extérieur c'était plutôt imposant, nous allâmes jusqu'au secrétariat et ma gentille maman me laissa entre les mains d'une dame aux cheveux fuchsia, elle me faisait vraiment peur. Elle imprima mon horaire puis me fit faire une visite guidé de l'école, qui finalement n'était pas si énorme. Elle m'amena ensuite dans un couloir vraiment magnifique, le mur était peinturé de manière à ce que l'on se croit sous la mer, de l'autre coté, il y avait une rangé de casier tous plus extravagants les uns que les autres, à près un moment, la dame fuchsia s'arrêta et cogna à une porte. Une autre dame ouvrit, mais celle-ci me faisait moins peur dans son originalité, elle avait des cheveux rouges, coupé court et de la peinture plein le visage, derrière elle, il y avait d'autres élèves me regardant bizarrement. Bien sur, quand, intelligente comme je suis, j'avais décidé de commencer l'école au beau milieu de l'année. Bravo Mitcha ! Je me sentais comme une bête de foire. Il avait dut entendre parler de moi depuis quelque temps, m'attendant avec impatience, histoire de me juger le plus vite possible. Le premier jour dans une école est très important comme je le disais, car ces pendant ce jour que les gens jugerons si vous êtes ou non cool. La dame aux cheveux rouge me sourit.
- Bonjour Mitcha, je m'appelle Hanais
- Heu... Bonjour...
- Allez vient entre.
Hanais me laissa entrer dans sa classe formidablement artistique, c'était comme dans un rêve, j'adorais. Elle m'indiqua d'aller m'asseoir à la table d'un garçon solitaire, les autres étant toute prise, la seule place qui restait était à coté de lui. On aurait dit qu'il était le seul à ne pas me dévisager, lui il s'en foutait de la nouvelle. Je m'y assis donc, un peu triste, j'aurai aimé avoir un compagnon de table plus sympa... Le cour commença, c'était bien car, il débutait justement un nouveau projet de création qui consistait à dessiner le portrait d'une personne célèbre que l'on admirait. Je en savais vraiment pas qui dessiner, Maman et Papa m'avait élevé dans un monde artistique et littéraire, boycottant la télévision et les ordinateur, je savais que ces « trucs » existait, mais n'en avait jamais vue... Je levai la main expliquant mon problème au professeur, elle me dit que nous pouvions aussi dessiner le portrait d'un personnage imaginaire connu. J'étais aux anges et décidait de prendre Peter Pan, mon héro... J'avais beau avoir quatorze ans, j'aimais encore cette histoire enfantine, j'avais lue presque toutes les versions du récit, m'émerveillant un peu plus chaque fois. Je commençai à dessiner, le visage, un peu rond, mais avec des pommettes seyantes et un menton un peu pointu... J'étais à fond dans mon dessin, quand tout a coup, je sentis un regard peser sur moi, j'étais terriblement sensible à ce genre de choses. Je levai la tête et le regardai moi aussi, au plus profond de ces yeux verts comme le printemps, ayant l'étrange impression de le connaître et en même temps de ne pas savoir qu'il était. J'essayais de percer ce mystère, plongeant encore plus dans ces yeux, comme dans un labyrinthe interminable, mais oh combien si doux. Le temps passa, je ne pourrai dire combien de temps nous restâmes ainsi, deux seconde ? Une heure ? Qui sait ? Ce fût une fille qui s'approcha de moi pour sympathiser, qui me tira de cette hypnose. Elle regarda mon dessin.
-Pas mal, tu as déjà suivi des cours ?
- Pa vraiment... Mon père est un écrivain... mais il est aussi un artiste dans ces temps libre... Il m'a montrer un peu
-Oh...
Mon voisin ne me regardait plus...
-Je m'appelle Jessy
-Moi ces Mitcha
-Ouais je sais
-Humm
La discutions continua, sans être passionnante réellement, Jessy parlait beaucoup, selon papa, toute les Jessy, Jessica, Jessi et autre variation de ce nom était des gens qui aimait parler. Papa savait reconnaître la personnalité première des gens à partir de leur nom. Ces qu'il était écrivain mon Papa! Pour lui, c'était une science! Je n'avais aucun mal à le croire maintenant. La journée se passa relativement bien, je rencontrais de nouvelle personne par l'intermédiaire de mon amie. J'aimais beaucoup l'école, c'était assez différent d'avoir un professeur pour chaque cours, mais c'était tellement rigolo. Mon professeur de math avait une grosse moustache genre Italienne. Il avait surement été un cuisinier Italien dans une autre vie.
Deux semaines. Cela faisait déjà deux semaines, les jours avait passé si vite, j'aimais beaucoup les cours d'Art plastique, chaque fois, moi et mon voisin mystérieux nous nous regardâmes plus intensément et plus longtemps. J'étais terriblement attirer par lui sans même savoir le pourquoi. J'étais la Lune et lui la Terre. Je découvrais un sentiment aussi stupide que celui de l'amour, mais n'osait point me l'avouer. J'étais encore dans ma magnifique salle de classe d'Art, assis à la table gribouillant dans mon cahier mon petit bonhomme familier style manga, celui que je faisais toujours. J'avais commencé une petite bande-dessiné avec lui. Je l'aimais bien...Comme dans les BD, une lumière apparue au dessus de ma tête. Je savais enfin pourquoi j'avais l'impression de connaître mon voisin...c'était mon bonhomme...Je n'arrivai pas à y croire, c'est vrai qu'en le détaillant un peu plus... Le sourire, les cheveux noirs jais... Et les yeux, mais qu'elle yeux! Je commençai à rire comme une idiote, c'était trop drôle comme coïncidence...Il leva la tête et me regarda bizarrement.
-Est-ce que... ca va ?
-Oui... haha ... oui ... ces bon !!!
Premier contact = ÉCHEC ...
Nous nous reparlâmes plus depuis ce jour fatidique, mais le rituel des yeux, lui persista, renforçant de jour en jour ma conviction.
Les jours, les semaines... Nous étions en février, plus précisément le 14 février, je n'avais jamais célébrer la Saint-Valentin avant car j'ignorai son existence. D'une manière ou d'une autre, cette fête était totalement absurde. La fête de l'amour, mais oui ! Dans une école de 800 élèves il y avait peut-être 40 couples et encore... Ridicule. Les gens s'étaient tous habiller en rouge, blanc ou rose. Ou presque, moi j'avais troqué cet accoutrement ridicule contre un jean et un chandail bleu marine avec un col rond, il y avait aussi le mystérieux qui était habiller en noir... Nous nous fixèrent, je souris et lui aussi. Pendant le cour il s'approcha un peu plus de moi, je sentais son souffle... Il joua aussi avec ma chevelure rousse, prenant une mèche et l'entortillant lentement autour de son doigt, il recommença ce manège plusieurs fois. Je ne bougeais pas, risquant encore une fois de tout faire foirer et en même temps parce que c'était trop bon. La cloche sonna, marquant ainsi la fin de ce beau rêve, nous nous levâmes sans aucun mot, il me prit la main, mais au lieu de m'amener vers la cafétéria et de faire la file pour avoir notre diner, il m'entraina vers un couloir désert, habité par des dizaines de casiers. Il me plaqua doucement mais aussi intensément sur l'un d'eux. Nous étions si proche l'un de l'autre. Il me regardait et déposa ces lèvres contre les miennes. Mon premier baiser fût extraordinaire, paranormal, sensas, magnifique, merveilleux, bon, doux... Je ne savais pas le nom de mon bel inconnu aux yeux de printemps, mais je l'aimais.
L'Amour ces comme l'Art sa s'écrit avec un grand A. Je crois qu'Hanais est une magicienne du destin, une écrivaine à sa façon, sans elle je n'aurais jamais rencontré Jake. Je l'aimais et je l'aime encore et toujours autant qu'a notre premier baiser, ce jour là nous oubliâmes même jusqu'à manger... Pendant les cours de l'après midi, nous nous assîmes côte à côte ne disant rien mais se tenant la main. Depuis ce jour, j'aime bien la Saint-Valentin...